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Jules MOLINA 

Contribution au 34e congrès

Chaque jour les informations qui nous parviennent du monde entier nous confortent dans l’idée que le capitalisme a bien atteint sa forme ultime de développement telle que décrite par Lénine.

Sous la houlette des USA, l’impérialisme se livre aujourd’hui au pillage systématique des ressources de la planète utilisant pour cela tous les moyens y compris la guerre. Après l’horreur d’Hiroshima, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants ont péri sous les bombes et la mitraille en Irak, en Palestine, en Afghanistan, en Yougoslavie. Le massacre se poursuit sans que les médias s’en émeuvent outre mesure. De nouveaux peuples sont menacés comme ceux d’Iran, de Syrie, de Cuba, du Venezuela, ou de Bolivie. De nombreux pays en Afrique et en Asie sont ravagés et déstabilisés par le chômage, la faim et la maladie. Rien ni personne n’échappe à la rapacité des multinationales.

Il faut voir aussi que l’impérialisme américain et ses satellites mènent un combat impitoyable contre leurs concurrents que sont la Russie, la Chine, ou l’Inde et visent à les dépecer et à les dépouiller de leurs richesses. Les accusations d’atteintes aux droits de l’homme et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont lancées pour isoler et affaiblir ces pays, tout en essayant de masquer leurs propres agissements. Les dépeçages incessant de l’ex-URSS, de la Yougoslavie, et les tentatives actuelles contre la Russie, la Chine, l’Inde ou la Bolivie ont avant tout des visées lucratives, l’anti-communisme représentant un plus.

Dans sa recherche effrénée du profit maximum, l’impérialisme s’attaque aussi à tous les acquis sociaux des travailleurs et à tous les domaines de la vie dans les pays développés, frappant de plein fouet des secteurs jusque-là plus ou moins épargnés comme l’art, l’éducation, la santé, les sports, et l’écologie - qui est source de beaucoup d’inquiétudes aujourd’hui.

Non seulement il pousse toujours plus loin l’exploitation des travailleurs, mais des couches sociales entières comme les commerçants, les artisans, les paysans, sont en voie de disparition. Dans leur soif inextinguible de profits, les multinationales en sont même arrivées à se dévorer entre elles. Des « fusions » de firmes sont annoncées presque chaque jour. Elles se sont engagées en outre dans une fuite en avant de spéculations financières où d’énormes sommes sont englouties.

Toutes les mesures prises pour sortir de cette crise sans précédent se révèlent inefficaces et la situation ne fait qu’empirer. La propagande médiatique, pourtant quasi monopolisée et toute puissante, n’arrive plus à cacher cette évolution désastreuse et irréversible.

L’impérialisme est devenu un prédateur redoutable. Il a créé une situation mondiale anarchique. La seule loi qui vaille aujourd’hui pour lui, c’est le droit du plus fort ! Tout le reste n’est que tentatives de dissimulations et de diversions.

L’impérialisme est aujourd’hui un danger mortel pour la planète.

Le 34ème Congrès doit en finir avec l’orientation qui a prévalu au PCF depuis « la mutation », orientation qui consiste à s’intégrer dans le système pour le « dépasser ». L’histoire est là qui montre que le capitalisme, partout sur la planète, n’accepte jamais de se laisser dépasser. Lorsqu’il est contraint au recul par un rapport de forces défavorable pour lui, il n’a de cesse ensuite de reconquérir le terrain perdu par tous les moyens.

L’application des principes fondateurs issus du Congrès de Tours avait permis au PCF de devenir le premier parti de France, de peser efficacement sur la vie politique du pays, et d’arracher des avancées sociales importantes. Le rejet progressif de ces bases idéologiques depuis trente ans, et le refus de prendre en compte l’avis de nombreux camarades qui exprimaient leurs désaccords, ont fait que le Parti s’en trouve aujourd’hui très affaibli. Or, en cette période d’offensive capitaliste sans précédent contre toutes leurs conquêtes sociales et politiques, les travailleurs ont besoin plus que jamais d’un Parti communiste fort, influent et capable d’entraîner les masses à l’action.

Il est inconcevable que la direction nationale s’obstine encore à refuser toute modification dans la stratégie qui a conduit le Parti aux 1,93 %.

Il est inacceptable qu’elle ne se décide toujours pas à ouvrir vraiment un débat démocratique à tous les échelons du Parti, dans l’Huma et dans la presse régionale, pour préparer le 34ème Congrès. Après les vacances d’été, il ne restera qu’un peu plus de deux mois de discussion.

On est fondé à penser que la direction cherche à réduire au minimum les débats préparatoires au Congrès afin de poursuivre dans la voie de la liquidation réclamée ouvertement et avec insistance par une partie d’entre-elle.

Depuis plus d’un siècle les sociaux démocrates cherchent à « inventer » une troisième voie sans avoir jamais réussi à en dessiner le moindre contour.

Les communistes doivent tout faire pour hâter l’édification d’une société socialiste, seule alternative possible au capitalisme.

Et pour cela il nous faut revenir au marxisme.

27 mai 2008

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