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Gauche communiste du PCF
Un vrai parti communiste
Plus nécessaire que jamais !
La crise générale du capitalisme au moment de sa
mondialisation engendre de plus en plus de barbaries. Des situations à
caractère révolutionnaires éclatent de par le monde, mais ce ne peut être qu'à
partir d'un pays très développé que le changement de société débutera, puis
pourra s’étendre par delà les frontières. Nous vivons une situation
exceptionnelle qui nécessite de garder et développer un parti communiste en
France, afin de donner toutes ses chances au communisme.
C’est la raison pour laquelle nous te soumettons le
texte « Un vrai parti communiste, plus nécessaire que
jamais ! »*, qui nous permettra d’être présents ensemble dans
l’affrontement d’orientation qui aura lieu lors du 34e congrès du
PCF, en décembre prochain. Les premiers débats montrent que certains optent
pour la disparition du PCF, d’autres maintiennent le nom mais en le vidant de
sa substance, en faisant à une coquille vide. A l'opposé, nous voulons un PCF
qui se développe sur les bases d'un marxisme vivant, ce qui est le contraire à
un retour en arrière que certains nous prêtent.
Nous répondons dans ce texte aux trois questions
posées au congrès : la mondialisation, le parti communiste et le
rassemblement en faisant des propositions adaptées à notre époque.
Nous souhaitons que l’ensemble de la gauche du parti
se rassemble sur la base d’un texte clair d’orientation communiste. Nous ferons
tout pour y arriver. Si l'unité ne pouvait se réaliser, ce qui serait évidemment
dommage, nous porterons le texte que nous te soumettons aujourd’hui jusqu'au
congrès, car si la gauche était absente au congrès en décembre, ce serait une
catastrophe.
Cela nécessite l'appui d'un maximum de communistes.
Aussi, nous te proposons d'apporter ton soutien à cette démarche, en
remplissant le formulaire ci-dessous et en nous le renvoyant le plus rapidement
possible. Il ne s’agit pas d’être d’accord sur l'ensemble du texte mais de
partager la démarche que nous initions. Nous nous engageons à ne prendre aucune
décision concernant le texte et son éventuelle réécriture sans avoir consulté
les signataires. Nous te tiendrons bien sûr informé des évolutions de la
situation.
Nous nous adressons à tous les communistes de
France. Toutes les signatures seront publiées, mais pour pouvoir présenter un
texte alternatif, seules celles des adhérents du PCF seront prises en compte
par la direction du PCF. Nous ambitionnons de rassembler plusieurs centaines de
signatures, dont une grande majorité de membres du PCF dans de nombreuses
fédérations, conformément aux statuts du PCF.
Si cette démarche est initiée par la Gauche
communiste du PCF, nous souhaitons qu’elle devienne le bien commun du plus
grand nombre de communistes. Il ne s’agit pas de défendre une chapelle, mais de
donner aux communistes un moyen d’expression lors du congrès.
Nous espérons pouvoir compter sur ton soutien.
Reçois, cher(e) camarade, nos salutations communistes
Caroline ANDREANI, Patricia LATOUR, Jean Jacques KARMAN, membres du
Conseil National
* Dans ce texte, tu trouveras des liens internet
avec les textes qui explicitent notre position.
Pour signer cet appel pour le 34e congrès
Un vrai Parti communiste, plus nécessaire que jamais !
La mondialisation,
une réalité en évolution
Le capitalisme a atteint un degré de crise au niveau mondial
qui ne peut pas trouver de solution par des réformes. La crise est de plus en
plus insupportable pour les peuples, comme en témoignent les émeutes de la faim
partout dans le monde. Le capitalisme cherche actuellement à surmonter cette
crise, quitte à s’y enfoncer plus encore au détriment des peuples.
La conjoncture internationale n’est pas sans rappeler la
veille du premier conflit mondial :
-crise économique généralisée, aggravée par l’augmentation
du coût des matières premières et de l’énergie
-crise financière encore maîtrisée qui pourrait échapper à
tout contrôle si les Etats-Unis ne parviennent pas à endiguer la crise des
« subprimes » qui a déjà causé la faillite de plusieurs
banques américaines
-crise de subsistance au niveau mondial due à la spéculation
effrénée
-crise de surproduction des biens de consommation high-tech
qui ne trouveront plus preneur compte tenu de la crise économique qui touche de
plein fouet les peuples des pays riches.
La perspective d’un crash financier de grande ampleur du
type de 1929 n’est pas écarter, au contraire. Comment le système capitaliste
pourra-t-il s’en sortir autrement qu’en provoquant, comme en 1914, un chaos
mondial ?
Dans ces circonstances, il est urgent de reconstruire des
outils politiques internationaux solides. Une 5e Internationale,
comme le propose la Gauche communiste, est d’une grande actualité. Les partis
communistes et les partis progressistes à travers le monde doiven,t se fixer
pour objectif de reconstruire très vite un outil de résistance au capitalisme.
Car c’est dans les périodes de crises graves qu’il faut être en capacité de
proposer des solutions révolutionnaires et de développer des politiques
concertées.
La situation nationale et le
contexte du 34e congrès
En mai 2007, les Français ont élu à la tête de l’Etat
Nicolas Sarkozy, président du principal parti de droite en France. Dans la
lignée de son prédécesseur Jacques Chirac, en accord avec les politiques
dictées par l’Union Européenne, et pour satisfaire les desiderata du grand
patronat incarné par le Médef, le régime s’attaque à tous les acquis
sociaux : droit du travail, durée du temps de travail, sécurité sociale,
retraites par répartition, fonction publique, … tout en s’en prenant aux
dernières grandes entreprises publiques : SNCF (avec la libéralisation du
fret), GDF (avec la fusion avec Suez), etc. Dans le même temps, il donne des
gages à l’élite du pays avec une mesure très symbolique, le fameux « bouclier
fiscal ».
Si le gouvernement a reculé sur certaines mesures trop
impopulaires (par exemple la suppression de la carte famille nombreuse), il
entend mener à bien ce pourquoi il a été élu : aligner la France sur le
« moins disant » social prôné par l’Union européenne. La colère
populaire est réelle, mais faute d’organisation politique proposant des
perspectives crédibles, faute d’un mouvement syndical en capacité à organiser
le mécontentement, les salariés ne trouvent pour le moment pas de débouchés constructifs
à cette colère.
Or, la situation ne peut pas aller en s’améliorant. Les
coups de boutoir d’un Sarkozy et d’un Fillon ont pour objectif de détruire,
sans retour en arrière possible, tout ce qui peut constituer un frein au
capitalisme. Même si le gouvernement adoptait une attitude moins provocatrice,
la ligne politique générale ne changerait pas.
Il y a donc un boulevard pour les partis politiques opposés
au capitalisme. D’autant que le Parti socialiste ne peut pas constituer une
alternative crédible puisqu’il partage les vues politiques de l’UMP sur les
questions majeures.
Le Parti
communiste
Les dernières élections
municipales et cantonales ont confirmé, que malgré son affaiblissement, le
Parti communiste reste inscrit dans la vie politique nationale. Mais à quoi
sert-il ? Comment faire pour qu’il retrouve pleinement son utilité et son
efficacité. Cela suppose plusieurs conditions :
1 – Il faut que le parti
communiste se réimplante dans le monde du travail, qu’il redevienne le parti
qui exprime les intérêts de la classe ouvrière, des salariés dans leur
diversité, du peuple dans son ensemble.
2 – Le parti communiste ne peut
pas se contenter d’être une sorte de syndicat bis. Il doit jouer un rôle
politique afin de contribuer à rouvrir une perspective. Aujourd’hui, la
situation politique française est bloquée du fait de l’hégémonie d’un Parti
socialiste incapable de changer les choses, et d’un parti communiste qui ne
joue plus son rôle. Les communistes doivent travailler, sans pour autant perdre
leur autonomie, à un rassemblement de la vraie gauche (avec la gauche du PS,
certains écologistes, des syndicalistes, des mouvements sociaux, l’extrême
gauche…) pour former une Convergence anti-capitaliste capable d’affirmer une
véritable alternative à gauche.
3 – Nous avons besoin d’un parti
qui renoue simultanément avec la défense de l’indépendance nationale, condition
indispensable de la souveraineté populaire, et avec l’internationalisme et
l’anti-impérialisme.
Une première étape serait de se
prononcer clairement pour la sortie de la France de l’Union européenne, pour
une Europe des peuples souverains, pour l’indépendance nationale et la
coopération internationale.
La Gauche communiste souhaite que
le PCF se transforme en un Parti des Communistes de France, véritablement
démocratique, où le droit de tendances soit reconnu dans toutes les instances,
afin :
-d’unir les travailleurs français
et immigrés, avec ou sans papiers ;
-de rassembler les communistes
dans leur diversité, ceux du PCF et ceux qui sont en dehors du PCF, soit parce
qu’ils l’ont quitté soit parce qu’ils n’y ont jamais été mais qui sont
communistes de cœur et de pensée ;
-d’œuvrer au rassemblement du
mouvement communiste, par-delà les divisions héritées de l’histoire, en France
et dans le monde.
Les alliances
Il n’existe qu’une
alternative pour combattre les effets désastreux du capitalisme :
l’enclenchement d’un processus révolutionnaire ouvrant la voie au communisme,
avançant résolument vers une transformation radicale de la société. Pour cela
il n’y a pas d’autre solution que le renversement du capital dominant par le
peuple, pas d’autre solution que la révolution.
Si nous avons besoin en France d’un vrai parti communiste,
révolutionnaire et ouvert, capable de construire la perspective à gauche, on ne
peut espérer pour autant que le rassemblement se fasse uniquement autour de
lui. Aussi la question des alliances reste posée.
La stratégie des communistes doit être claire :
travailler à un rassemblement populaire pour de vrais changements démocratiques
qui s’en prennent effectivement au grand capital et à la tutelle de l’Europe du
capital, sans volonté d’hégémonie et sans renoncer à être de vrais communistes.
On ne peut sans doute pas, dans l’immédiat, rassembler une
majorité sur la perspective du socialisme (perspective sur laquelle doit
continuer à se battre le Pcf), mais on peut rassembler sur un programme radical
de démocratisation économique, politique et sociale, mettant au centre la
question de la souveraineté populaire. L’idée fédératrice pourrait être celle
d’une République sociale et démocratique.
Le Parti communiste ne peut pas se concevoir sans un lien
dialectique avec le mouvement unitaire. Rechercher une union au sommet, pour
avoir des élus à tout prix, relève de l’autodestruction pure et simple. Le Ps
n’est pas la seule organisation à gauche. Tous les gens de gauche ne sont pas
encartés quelque part. L’union doit se reconstruire en bas avec tous ceux qui
ne supportent plus les effets dévastateurs du capitalisme. Avec des
socialistes, mais pas uniquement. Le Pcf doit prendre toute sa place dans tout
ce qui se construit allant dans le sens d’une véritable convergence anti-capitaliste, sans faire la fine bouche,
mais en participant avec ses propres convictions, ses propres initiatives, en
redevenant une véritable force de proposition anticapitaliste.
Juin 2008
Signataires
Aziz ABDOUL (Chatenay-Malabry, 92) - Jean-Yves ALLEGRE (Istres, 13) - Maria AMOR (Aubervilliers, 93) - Xavier AMOR (Aubervilliers, 93) - Caroline ANDREANI (Aubervilliers, 93) - Marie-Simone BABEL (Aubervilliers, 93) - Danielle BALLAIS (Aubervilliers, 93) - Jean Pierre BALLAIS (Aubervilliers, 93) - Catherine BARA (Sail-sur-Couzan, 42) - Pierre CAUMONT (ancien membre du PCF, Maubourguet, 65) - Armand CHABALIER (Melun, 78) - Jean-Pierre CHAFFIN (Dijon, 21) - Francis COMBES (Aubervilliers, 93) - Nicolas DOUCHIN (Lauragais, 31) - Maria FRETUN (Aubervilliers,
93) - Jacques GEHANNE (Dives-sur-Mer, 14) - Renée
GUYON-GRAILHES (Montvalent, 46) - Claude HERVE (Milly-la-Forêt,
91) - Françoise HERVE (Milly-la-Forêt, 91) - Jean Jacques KARMAN (Aubervilliers, 93) - Marie KARMAN (Aubervilliers, 93) - Patricia LATOUR (Aubervilliers,
93) - Pierre MARTIN (Villejuif, 94) - Didier MAZANON
(Neuville-sur-Saône, 69) - Michel MELINAND (Sannois, 95) - Marcel
MENDY (Aubervilliers, 93) - Gérard REQUIGNY (Saint-Denis, 93) - Marie-Noëlle RIO (Hollande) - Marc RUER (Aubervilliers, 93) - Jean-Christophe SIMON (Boulogne-Billancourt, 92) - Catherine THOMAS (Paris 18e, 75) - Fathi TLILI (Aubervilliers, 93) - Benoit VALLEE (Auxonnes, 21) - Roland WEIL (Paris 3e, 75) - Antoine WOLHGROTH (Aubervilliers, 93) - Iradj ZIAI (Créteil, 94)
Pour signer cet appel
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Adresse :…………………………………………………………………………………………………………
Courriel :………………………………………………………………………………………………………...
Fédération :……………………………………………Section :……………………………………………….
…………………………………….Signature :
A renvoyer à : Gauche
Communiste 42 Bd Félix Faure 93300 Aubervilliers
tél : 06 09 59 21 33 -
courriel : gauche.communiste@yahoo.fr
/ www.gauche-communiste.org
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