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Dimanche 5 novembre 2006, le « Haut tribunal pénal irakien » a condamné à mort l’ancien président irakien Saddam Hussein dans le cadre du procès pour le massacre de 148 villageois à Doujaïl. L’exécution de Saddam Hussein non seulement ne règlera rien, mais elle conduira certainement à de nouvelles violences dont le peuple fera les frais. Cette condamnation était courue d’avance : le tribunal a été constitué par un gouvernement fantoche, mis en place par une force d’occupation étrangère, les Etats-Unis. Le procès lui-même s’est caractérisé, d’après l’appréciation des organisations humanitaires Amnesty International et Human Rights Watch, par la violation constante des droits de la défense. Elle intervient à la veille de l’élection de gouverneurs aux Etats-Unis, alors que l’opinion publique américaine conteste le bien-fondé de l’intervention en Irak de 2003. Cette « justice » expéditive n’est rien d’autre qu’un simulacre, à destination de l’opinion américaine. Que Saddam Hussein soit ou non exécuté ne règlera pas le problème de fonds : l’enlisement des troupes américaines en Irak, à la suite d’une opération de banditisme lancée par les Etats-Unis et leurs alliés pour faire main basse sur les ressources pétrolières du pays. Rappelons que l’occupation a des conséquences dramatiques pour les civils irakiens : exécutions sommaires, exactions, développement d’escadrons de la mort, crimes abjects commis par des soldats américains… On estime que chaque mois, 30 000 Irakiens sont tués. Qui jugera les responsables de cette tuerie ? Qui traînera G. W. Bush et son entourage, l’industrie militaro-industrielle et l’industrie pétrolière, devant une cour de justice ? Seule la résistance irakienne progressiste a la légitimité
politique nécessaire pour sortir le pays du chaos où la cupidité du capitalisme
l’a plongé. Elle seule peut trouver un règlement politique pour éviter un
éclatement de l’Irak en plusieurs entités. Elle seule pourra mobiliser les
forces nécessaires pour reconstruire un État irakien uni, laïc et démocratique. 7 novembre 2006
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