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Déclaration de candidature pour la désignation du candidat du PCF à
l’élection
présidentielle
Camarades,
A la suite
des décisions du Conseil National
des 28 et 29 septembre, votées par seulement 75 %
des présents, qui
annonce à notre avis une catastrophe peut-être
plus grave que celle de 2002
(les législatives, cantonales et municipales
étant cette fois-ci après la
présidentielle), la Gauche Communiste, réunie
à Paris le 30 septembre, a décidé
de me présenter comme candidat à la candidature
« pour un programme
communiste de rupture révolutionnaire ». Ma candidature a pour but de mettre au cœur de la campagne des présidentielles le contenu du programme. Pour nous, partisans d’une convergence anticapitaliste où le PCF serait reconnu comme moteur par la qualité de ses analyses et sa combativité, si la question de la candidature est importante, elle est secondaire par rapport au contenu du programme. Dans l’état actuel des différentes hypothèses, nous allons au devant d’une grave catastrophe annoncée. Les 80 % de la classe ouvrière qui, sur la base de leur vécu, ont voté NON au référendum, faute de perspective claire sur la question de cette Europe qui leur a fait et fait tant de mal, s‘apprêtent aujourd’hui à disperser leurs voix. Il faut affirmer clairement notre volonté de sortir de l’Europe de Maastricht, celle du grand capital, en offrant par-là même une perspective, une suite à leur vote NON.
Le
fait que Marie
Georges ne soit, dans un sondage récent, classée
incroyablement que 7e
des présidentiables qui incarnent le mieux la rupture,
prouve que nous faisons
« peur » à peu de
monde. Nous sommes très loin du communiste avec le
couteau entre les dents. Pas question de faire peur pour faire peur,
mais nous
devons proposer l’inacceptable pour le grand capital, une
perspective réelle
d’une autre société pour toutes les
victimes du capitalisme. Pas une 6e
république bourgeoise, mais l’élection
d’une constituante pour une 1re
République démocratique, sociale et
révolutionnaire, ouvrant la possibilité du
communisme. Il faut aussi casser les logiques de la mondialisation
impérialiste
en réintroduisant, notamment, dans la vie du peuple de
France toutes les
avancées ouvrières et démocratiques
acquises en 1945, et supprimées depuis par
le grand capital ou ses collabos. Constatons, en toute modestie, que la Gauche Communiste, avec d’autres camarades, ne s’était pas trompée en 1997 ou sur la liste « Bouge l’Europe ». Alors, ceux qui ont toujours raison bien qu’ils se soient trompés x fois, qui sont toujours dans la ligne quelle qu’elle soit, qui aujourd’hui nous imposent cette orientation catastrophique parce qu’ils ont encore entre leurs mains les rouages de l’organisation, feraient mieux de mettre enfin en avant l’intérêt de la classe ouvrière et du peuple de France. Aubervilliers le 1er octobre 2006 Jean Jacques Karman Membre de la direction nationale du Parti Communiste Français, élu
de la liste
alternative et porte-parole de la
Gauche Communiste |
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