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| 25 ET 26 JUIN
2008 |
Caroline
Andreani
Quels sont les enjeux du 34e congrès ?
Que les communistes se donnent les moyens théoriques,
idéologiques, politiques de maintenir un parti communiste en France. Pas pour
le maintien de l’appareil en lui-même, mais en tant qu’outil de défense des
exploités, un parti qui donne des perspectives politiques.
D’où la question, centrale, du projet. C’est bien le projet
qui est déterminant. C’est lui qui détermine la stratégie, les alliances, le
rassemblement.
Ce projet doit être au centre de nos discussions de congrès.
Mais pour le définir, pour qu’il soit utile, il faut qu’il y ait débats et
confrontations. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que toutes les
garanties n’existent pas pour que le débat et la confrontation aient lieu. Il y
a même des positionnements caricaturaux, dignes des années 1920 : pas de
textes alternatifs, pour ne pas diviser les communistes !
Nous ne sommes plus le parti communistes des années 1960 ou
1970. Avec 1,9 % à la présidentielle, il nous faut procéder autrement.
Tendances, courants de pensée, sensibilités, le vocable
importe peu. Avec notre diversité, nous sommes dans le Parti et nous voulons y
rester. Nous avons gagné une bataille difficile, celle du droit d’expression
notamment à travers les textes alternatifs. C’est une évolution normale. Et
actuellement, ce qui se pose, c’est de franchir une étape supplémentaire vers
une véritable démocratie au sein du Parti. Est-ce que le droit de tendance
règlerait tout ? Peut être pas, sans doute pas, mais il aurait au moins le
mérite de permettre une reconnaissance autre qu’informelle.
En tout cas, il est de grandes questions qui font débat, en
dehors du droit de tendance. Et qui posent aussi la question de la pertinence
de notre intervention en tant que Parti communiste.
Je voudrais revenir sur la question de l’Europe. Le
questionnement du collectif de préparation nous enferme dans une logique qui
est celle de l’aménagement à la marge dans l’institution Union européenne. Or,
nous sommes en décalage avec le peuple : il n’est pas question de parti
d’avant-garde mais d’arrière-garde ! Les Français ont rejeté clairement,
comme les Hollandais et les Irlandais, cette construction qui est celle du
grand capital. Et nous, nous nous berçons de l’illusion – et nous cherchons à
entraîner la population dans une logique qui relève de l’irréalisme complet –
qu’il serait possible de créer une Europe sociale. Mais le sentiment qui monte,
y compris dans le Parti, c’est que la France doit sortir de cette Europe-là.
Parce que son cadre empêche toute réorientation, même à la marge.
Donc, je reviens à mon problème de départ : n’enfermons
pas notre débat dans des problématiques dépassées. Le monde change et notre
réflexion ne doit pas être un frein !
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25 AVRIL
2008
Jean-Jacques
Karman
Après
les
élections, il n’ y a pas un seul communiste au
Parlement italien. L’erreur en
Italie, c’est la même qu’en France en
1997, être entré dans de tels
gouvernements pro-maastrichiens. Notre congrès doit mettre
à l’ordre du jour la
question de la Révolution au XXIe siècle.
La
logique capitaliste est plus forte que toutes les bonnes
volontés de ministres
communistes. La participation à un gouvernement ne peut se
concevoir que dans
le cadre d’un gouvernement de transition
révolutionnaire, accompagnant un
mouvement de même nature. Les conditions définies
par Marx restent nécessaires
pour réellement changer la société en
Italie et en France.
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29 et 30
MARS 2008
Jean-Jacques
Karman
A
Aubervilliers, depuis 2001, le PCF est derrière le PS. Au 1er tour, nous
sommes premiers et gagnons
19 % sur 2007. La droite passe de
33 % au 1er tour
à 19 % au 2e et fait
élire le PS. Nous perdons de 372 voix. Le même
jour, nous gagnons la cantonale
avec plus de 450 voix sur les municipales. Tout est donc
possible ! Les
autres causes de notre défaite sont notre
incapacité à porter la volonté de
changement, l’anticommunisme du PS, le logement…
Pour le congrès, la question
du projet communiste reste entière. Un PC et un front sur
des positions de
classe sont nécessaires et complémentaires.
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8 FEVRIER
2008
Caroline
Andreani
Quand on
est communiste, on défend une éthique et des
valeurs. Je suis consternée
d'entendre qu'à Grenoble, par exemple, les communistes
partent dans une liste
avec des candidats du Modem au prétexte d'avoir des
élus. C'est une position
scandaleuse. Le CN doit se prononcer contre. Certains
prétendent que notre
présence dans des conseils municipaux permettrait de tirer
vers la gauche,
c'est une absurdité, on l'a bien vu avec la gauche
plurielle. A Aubervilliers,
les communistes se présentent dans le cadre d'une liste
d'union avec l'extrême
gauche et des personnalités, sans mettre leur drapeau dans
leur poche et sans
se compromettre dans des alliances contre nature.
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9
JANVIER 2008
Jean-Jacques
Karman
Les
résultats des élections municipales et cantonales
vont traverser le Congrès.
L’enjeu en Seine-Saint-Denis est terrible. A Aubervilliers,
le PS colle des
affiches proclamant « 60 ans de communisme
ça suffit ». La présence
de la Gauche communiste, première force politique locale,
comme base de l’union
des communistes et du rassemblement d’organisations et de
personnalités
locales, y compris avec les organisations trotskistes, peut
créer les
conditions de la victoire. Il faut en tirer un enseignement :
pas de
rassemblement large sans une réelle force communiste. Donc
au Congrès, il ne
faudra pas confondre PCF et rassemblement, et inversement.
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